Zero Taliban

 

« Le pays le plus dangereux au monde n’est pas l’Irak, mais le Pakistan ».

Le verdict tombe.

Ce pays devient la bête noire pour un grand magazine étasunien. Seuls comptent les méchants.

La guerre contre le terrorisme est lancée depuis 2001 : combattre les forces du mal concentrées entre autres dans les zones tribales à l’ouest du Pakistan.

En clair, les talibans et Al-Qaida.

Cette menace de talibanisation est aujourd’hui dans la vallée de Swat à une centaine de kilomètres de la capitale, Islamabad. Ce havre de paix est devenu une zone de guerre et de non-droits où des villages entiers sont détruits et des civils innocents massacrés.

Mais le Pakistan ne cache pas seulement les pires criminels du monde, il développe aussi en son sein une crise humanitaire peu portée aux cimaises médiatiques : des centaines de milliers de Pakistanais sont devenus des réfugiés dans leur propre pays !

L’Etat semble même minimiser la portée de l’événement. Mehreen Anwar Raja, ministre des Affaires parlementaires, que j’ai interrogée sur Islamabad, élude le problème en invoquant les seuls réfugiés Afghans, pourtant rapatriés à l’été 2008.

 

Ces clichés sont non seulement un hommage au courage de ces quelques humanitaires qui, malgré les risques d’attentats et d’enlèvements, continuent de venir en aide aux nombreux déplacés, isolés, en organisant des distributions de kits d’urgence comme celle que j’ai suivie sur Larama.

Mais il veut aussi honorer le courage de ces femmes exilées, au camp de Kacha Ghari, qui ont bien voulu soulever leurs voiles (pardha) devant une Étrangère et dénoncer leur précarité tout en désirant partager leurs espoirs : être aidées et rentrer chez elles, en paix. Et le courage de ceux pris par les évènements annexes, tremblement de terre, inondations,etc...et ceux qui les aident 

 

Peshawar, Mardan,Quetta,Islamabad, Pakistan, 2009-2011.

 

 

  • Wix Facebook page
  • Wix Twitter page
  • Wix Google+ page